Présentation

Présentation
Une place dans ce petit monde


Andy
. Passionné. Acharné. Vivace. Rêve de tout et de n'importe quoi. Aime l'art, la musique, la nature.

Nouveau départ. Je veux un blog plus lisible, mieux mis en page. Je ne mettrais que les derniers articles écris en ligne tant que les autres n'auront pas été refaits. Cette fois je posterais peut être quelques dessins. Certains articles vont certainement en faire réagir plus d'un, les avis sont souvent partagés, or moi j'écris ce que je pense. Que ca plaise ou non, alors respectez mes idées, je respecte les vôtres. A noter qu'absolument tout est écrit de mes petites mains (pour les sceptiques).

École des Arts Appliqués et du Textile ♥


Bonne Visite

# Posté le mercredi 13 août 2008 10:00

Modifié le lundi 26 octobre 2009 10:25

Immersion

Immersion
Vagabonder dans un étrange nuage de de fantasie. J'ai des rêves plein la tête.


Une montagne immaculée se dresse devant moi, baignée d›un doux voile pourpre qui émoustille mes sens. Je foule un sol ivoirin, lacté, opalescent, sur les côtés duquel se dressent une forêt de l'émotion. Tout un décor bien en fraîcheur qu'embrasse la brise de mes pensées. Des étoiles filantes a vives allures propagent leur blanc flambeau à travers le flux des idées noires. La mélodie de mon coeur entame ses premières notes et les battements du tempo accèlèrent mon souffle. J'ai l'impression de marcher sur une dentelle délicate, puis dans l'antre fragile qui abrite les sentiments. Un ciel miroitant se pose brusquement sur ma tête. Je touche la fine pellicule embaumant l'atmosphère divine. L'air tamisé traduit mon envol spirituel incertain. Quelque chose manque encore. Je continue mon chemin et fais un petit détour pour m'abreuver. Une eau limpide et impure, dans laquelle poussent les orchidées du regret. C'est une cascade de tourments, un rideau de larmes qui attire mon regard. La vapeur qu'il dégage flamboie la surface de milles feux. Le lac maladif se noie dans son propre malheur et bourgeonnent alors les fleurs de l'envie. Je continue mon périple et découvre la glorieuse citadelle des amours aux chandelles. Chassant la colombe qui surplombe l'inconnu, m'atteint le délicieux sentiment que le nid de l'amitié m'attend. Plus loin un coin de paradis se dresse : un jardin d'ébène plongé dans une lueur d'espoir. Mélange étrange au coeur d'une terre abritant ce qu'on appellerait les fruits du hasard. Dévorant des yeux la précieuse falaise qui guette le nirvana, me vient l'envie d'y grimper et d'atteindre la source. Il neige. Il neige l'imagination qui aveugle l'oubli.Un train m'emporte vers les anges, je me retourne et contemple, le train s'éloigne de l'olympe, et me ramène à la vie.

Cet endroit m'est vital, pourtant on n'y respire pas. Appelez le simplement. Cura.

# Posté le samedi 24 octobre 2009 14:36

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 13:41

La phrase du jour

La phrase du jour
Les sentiments sont des éphémères qui se noient dans les vestiges de la pensée.

Carpe Diem.

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 12:20

Une pierre précieuse dont l'éclat n'est que Ténèbres

Une pierre précieuse dont l'éclat n'est que Ténèbres
Une pierre précieuse aux yeux des démons

Des formes vagabondes se fondaient, emmergeaient de l'épaisse brume noire qui engloutissait bien sans mal les quelques luisances du plancher. Un bâtiment de ruines et d'oubli, les décombres d'une vie, les vestiges d'un passé troublé par quelques apparitions grotesques et burlesques. Une atmosphère étrange pouvait peser a des kilomètres de la tant le mal aise était grand et continu.

«Je m'apelle Jade.»


Jade. Une jeune fille bien frêle Un enfant si fragile. Un doux visage immaculé parsemé de petites tâches brunes ; de grands yeux obscurs qui paraissaient recueillir mille-et-un corbeaux , recouverts de très longs cils semblables à leur beau plumage, un petit nez retroussé au milieu de cette harmonie qui n'a pas de nom. Quant a sa bouche, elle ne lui servait qu'a montrer qu'elle était humaine, car il n'en sortait tout au plus que des cris d'effroi lors des nuits les plus sombres. De longs cheveux bruns s'emmêlaient dans son dos ; quelques petites mèches dansaient vivement sur ses épaules à chacun de ses pas. Les quelques reflets roux de sa chevelure ébène rappelaient les petites feuilles rousses caressées par le vent d'automne, dans leur teinte et dans leur oscillement. Toute cette masse tombait sur un petit corps frêle supportant à peine le poids de l'écharpe en laine qui s'enroulait autour de son cou ; une robe de dentelle brune enveloppait le corps malingre de la jeune fille, quelques bracelets de perles lui serraient les poignets ; pourtant si maigres ; et une petite paire de chaussures lustrées luisaient au rythme de ses pas. C'était une fille bien talentueuse, avant tout musicienne depuis l'aube de sa création. D'abord guidée par son père, puis, autodidacte ; la maladie est si traitresse, vous savez ; Jade apprit les bases du violon, puis du piano. Instruments poussiéreux qui trainaient au fond du grenier. Elle jouait souvent en famille, autant le chagrin que l'amour, voire les deux réunis, parfois. Une fille à la vie presque normale, jusqu'au jour qui lui brusqua toute son enfance : une seconde vie commençait pour elle.

"Elle se retrouva alors nez à nez avec le démon qui hantait ses rêves les plus affreux. La surprise fut si grande qu'elle en poussa un hurlement de terreur qui jeta un froid dans tout le bâtiment. Un cri qui avait su déchirer les silences les plus installés et en quoi la raisonnance métallique brûlait l'oreille. Elle recula d'un pas, fronça les sourcils comme pour montrer qu'elle se décidait enfin à combattre ses peurs. Elle serra les poings, ferma les yeux, une dernière fois, ses yeux noir d'oubli. Lorsqu'elle les rouvrit, seuls les ténèbres paraissaient encore l'accompagner.»


C'était la première fois, la toute première fois. Il faisait froid. Les pages jaunies d'un grimoire cendreux se tournaient doucement chaque fois que le vent se manifestait au travers de la fenêtre. Jade; comme a son habitude, adossée contre le rebord du lit, contemplait les coins les plus sombres de ses quatre murs de silence. Mais quelque chose la troubla particulièrement : une brindille lumineuse, qui se baladait placidement d'un coin à l'autre de la pièce. Jade tenta une fois encore de percer cette forme qui lui était inconnue. L'ambulant limpide qui brassait le vide semblait fixer un point invisible. Jade remontait peu à peu sa fine couverture sur le menton. Et lorsque la forme flottante se décida enfin à se montrer, Jade eut d'abord un frisson d'angoisse qui la saisit de tout son corps. Restée figée devant cette douce lumière qui s'était désormais précisée ; l'apparition du corps meurtri d'une jeune femme décedée ici même il y a une vingtaine d'année ; Jade ne pu traduire sa peur que par un cri d'affolement. Elle plissa les yeux une dernière fois avant de s'en aller courir jusqu'à l'interrupteur près de la porte, puis'affaissa sur le bois moisi sans un mot; occasionnant un craquement douloureux, autant pour le vieux plancher que pour elle ; mais son mal être intérieur était bien plus bouleversant que la douleur physique qui pouvait l'atteindre ensuite. Elle pressa le bouton de l'interrupteur et laissa s'envoler ce terrible souvenir qui s'installa à jamais dans sa trouble mémoire. .


«Jade, c'est un nom assez paradoxal, hum.» dit la jeune femme cachée derrière ses dossiers. Elle se cognait souvent les pieds, tant elle fut étriquée sous son bureau en pin. Son regard ahuri amusait Jade, et ses mimiques intempestives finiraient sans doute par l'énerver. «Raconte moi, raconte moi tout ce que tu as vu, autant dans tes rêves que dans la réalité». Ce que cette dame aux cheveux blonds : nouvelle recrue psychologue armée de son stylo bille; ignorait, est que Jade n'éprouvait pas la moindre capacité à ressentir la frontière entre le rêve et la réalité. Et il n'était, de plus, pas vraiment dans sa nature de se confier, renfermée sur elle même, seule la musique connaissait le sort pour faire sortir quelques notes de sa petite voix fluette qui lui restait dans la gorge. «Je vois. Tu n'es pas très précise, à vrai dire, mais je pense te cerner un peu.» expliqua la psychologue tout en buvant son café encore brûlant. «Pouark, j'ai encore oublié un sucre».


P R O C H A I N E M E N T

# Posté le lundi 02 novembre 2009 15:21

Modifié le mardi 03 novembre 2009 12:37